La France a donc décidé de se plier aux exigences de la Commission européenne en ouvrant son marché des jeux en ligne. Une ouverture certes mais contrôlée et progreesive. Les sites de casinos en ligne qui pensaient que la France allaient ouvrir ses frontières virtuelles à tous les opérateurs des jeux en ligne et de manière rapide se trompent.

Bruno Durieux, ancien ministre, a écrit un rapport de 37 pages qu'il a remis au premier ministre Francois Fillon. Ce rapport se concentre sur le marché du jeu en France et sur les modalités d'ouverture aux opérateurs de casino en ligne. Le marché du jeu en France, aussi bien réel que Virtuel, est immense et juteux. La France fait partie des plus gros joueurs et des plus passionnés des jeux de grattage, loto, courses hippiques, casinos en ligne, tournois de poker virtuel, etc. Le jeu occupe une place importante chez les français et le gouvernement entend bien garder une bonne part du gâteau. Le marché du jeu dans son ensemble s'élève à plus de 20 milliards par an et six milliards vont dans les caisses de l'Etat. Le secteur du jeu se repartit en trois sources. La Française des jeux est en tête de course grâce à ses jeux de Loto, Euromillions et ses inombrables jeux de grattage. Ensuite, le PMU et ses courses variaes proposent aux joueurs de parier sur la bonne casaque en pronostiquant sur un duo, un tiercé dont les turfistes devront au préalable étudier le terrain, la forme du cheval, l'entraineur et le jockey qui sera en selle pour amener le cheval à la victoire. Enfin, les 192 casinos de l'hexagone et ses 20 000 machines à sous et ces milliers de tables de jeux traditionnels, sont une manne financière loin d'être négligeable pour l'Etat.

La France a donc bien entendu les mises en garde de la commission européenne et s'est pliée à sa manière. Le but de la France est de se conformer aux lois de la Commission européenne tout en sauvegardant ses intérêts. Ce même jeu d'équilibriste se voit aussi en politique notamment avec la Chine: ne pas froisser la Chine avec les problèmes du Tibet tout en exprimant son point de vue sur cette question épineuse. La France va donc accepter que des opérateurs viennent sur son territoire proposer des jeux de casinos aux français. La condition sinéquanone est que tous les casinos devront passer devant une commission compétente qui étudiera chaque demande. Une licence française sera délivrée aux casinos qui auront répondu à des critères strictes pour jouer la carte de la transparence. Tous les opérateurs de jeu devront montrer patte blanche pour se voir délivrer la licence de jeu française. Autant dire que ca ne sera pas si facile pour certains groupes de casinos qui jouent la carte d'opacité et ne sont pas vraiment blanc comme neige. Cette sélection de casino profitera parfaitement aux groupes de casinos comme le groupe Barrière ou Partouche. D'ailleurs, le groupe Partouche a été le premier groupe à voir dans le jeu en ligne un avenir certain. Ses nombreuses interventions sur le petit écran en a fait un fervent porte parole pour l'ouverture du marché en ligne. Ce n'est pas pour rien, si les licences à Gibraltar ou Malte lui ont été accordées et si il a des sites de casinos, poker, backgammon en ligne.

La nouvelle commission qui sera en charge de vérifier les candidatures des opérateurs de jeu en ligne aura du pain sur la planche. Dans le milieu, on dit que les premiers casinos en ligne avec licence française seront opérationnels pas avant 2009. Aujourd'hui, des nombreux casinos ont des licences européennes et seront logés à la même enseigne que ces homologues sans aucune licence. La commission d'enquête devra embaucher du monde pour disséquer les comptes de résultats de chacun des groupes de casinos souhaitant entrer sur le marché français.

Les casinos avec licences françaises seront des casinos 2000% sûrs et pour certains casinos en ligne un parcours de combattants les attend.